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    Québec (ville)

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    Pour les articles homonymes, voir Québec (homonymie).

    46° 48′ 46″ N 71° 13′ 12″ W / 46.812747, -71.219945

    Québec

    {{{texte}}}


    Détail
       
    Détail
    Administration
    Pays
    Province
    Canada Canada
    Québec Québec
    Région Capitale-Nationale
    Statut municipal Ville, Capitale
    Arrondissements La Cité, Les Rivières, Sainte-Foy–Sillery, Charlesbourg, Beauport, Limoilou, La Haute-Saint-Charles, Laurentien
    Fondateur
    Date de fondation
    Samuel de Champlain
    3 juillet 1608
    Constitution 2002
    Maire
    Mandat en cours
    Régis Labeaume
    2 décembre 2007 - 8 novembre 2009
    Site officiel de Québec
    Démographie
    Population 502 119 (ville) et 1 100 000 (zone urbaine) hab. (2007[1])
    Densité 1 102 hab./km2
    Gentilé Québécoise, Québécois
    Langue(s) officielle(s) Français
    Géographie
    Altitudes minimale : m.
    maximale : m.
    Superficie 454,26 km2
    Fuseau horaire UTC-5
    Indicatif 418 et 581
    Code géographique 24 23027
    Latitude
    Longitude
    46° 48′ 46″ Nord
             71° 13′ 12″ Ouest
    / 46.812747, -71.219945
    Localisation de Québec
    Québec
    Lieux d’intérêts
    Château Frontenac, Parlement de Québec, Chutes Montmorency, Citadelle de Québec, Promenade Samuel-De Champlain, Vieux-Québec

    Québec est la capitale nationale du Québec[2], une des provinces de l’est du Canada, et chef-lieu de la région administrative de la Capitale-Nationale. Le Parlement du Québec y siège avec la plupart des institutions d’État.

    Sommaire

    [modifier] Présentation

    Québec est la principale agglomération urbaine de l’est du Québec. Située au milieu de la zone habitée du Québec, sur les rives du fleuve Saint-Laurent, elle est la première ville proprement fondée en Amérique du Nord. Ayant été la capitale de la Nouvelle-France, du Bas-Canada et, pendant une courte période, la capitale du Canada, la ville est surnommée « la Vieille Capitale ».

    En 2008, on fête le 400e anniversaire de Québec, berceau de la civilisation française en Amérique. Des célébrations auront lieu un peu partout dans l’hémisphère nord. Au Canada : Victoria, Vancouver, Edmonton, Calgary, Winnipeg, Régina, Toronto, Ottawa, Gatineau, Montréal, Fredericton, Halifax, Charlottetown, St. John's, Whitehorse, Yellowknife, Iqaluit, en France : Paris, Bordeaux, Lyon, Reims, La Rochelle, Brouage, où est né Samuel de Champlain. Aux États-Unis : Washington, Jamestown, New York, Atlanta, Boston, Chicago, Fort Lauderdale, Lafayette, Miami. En Belgique : La Flandre, la région de Bruxelles-Capitale, la Wallonie, Namur. En Italie : Turin, Rome et Milan. Ainsi qu'à Londres et Cordoba, au Brésil, etc. À Québec, huit mois de célébrations sont prévus[3].

    Depuis 2001, Québec est l’une des villes canadiennes les plus prospères économiquement derrière Calgary, Edmonton et Saskatoon[4]. Elle possède le troisième plus bas taux de chômage au pays[5]. Les secteurs en croissance sont les biotechnologies, la manufacture, le tourisme, les sciences de la vie, santé et nutrition, des assurances et des technologies appliquées[6]. Québec est aussi un centre portuaire important, il est le troisième en importance au pays en termes de tonnages. De plus, il reçoit près de 70 000 croisiéristes et 30 000 membres d’équipages par année[7].

    Québec est connu pour son histoire visible, ses nombreux musées et institutions culturelles, dont le Château Frontenac, l’hôtel le plus photographié du monde. On surnomme Québec, ville de théâtre. D’ailleurs, son quartier historique, le Vieux-Québec, dont les fortifications qui l’entourent subsistent toujours, font de Québec la seule ville fortifiée d’Amérique au nord du Mexique[8]. Elle est inscrite comme étant un bien du patrimoine mondial depuis 1985, par l’UNESCO[9].

    On dit à Québec et de Québec pour parler de la ville et au Québec et du Québec pour parler de la province ou de la nation québécoise.

    En 2007, la population de Québec était de 500 691 habitants, répartis dans huit arrondissements : La Cité, Les Rivières, Sainte-Foy–Sillery, Charlesbourg, Beauport, Limoilou, La Haute-Saint-Charles et Laurentien[10]. Sa région métropolitaine comprend 725 000 habitants. La population de la grande région de Québec, qui comprend sa zone urbaine, est de 1 100 000 habitants.

    [modifier] Histoire

    Représentation traditionnelle de Samuel de Champlain
    L’arrivée de Samuel de Champlain à Québec selon George Agnew Reid, 1909.
    Icône de détail Article détaillé : Histoire de la ville de Québec.

    [modifier] Histoire du nom Québec

    Le resserrement du fleuve entre les villes de Québec et de Lévis, sur la rive opposée, aurait donné le nom à la ville, Kebec étant un mot algonquin signifiant « là où le fleuve se rétrécit ». Une autre théorie, bien que moins répandue que la précédente, est aussi avancée pour expliquer l’origine du nom de la ville. Ainsi, Samuel de Champlain aurait pu prendre l’invitation des Amérindiens à descendre (Kepec) pour la désignation de leur région. Une telle confusion ne serait pas unique puisque le nom du pays, Canada, serait issu de ce même genre d’incompréhension linguistique. Une autre hypothèse est que la ville porte simplement le nom des autochtones habitant près de cette région, les "kebik", aujourd'hui connus sous l'appelation "Montagnais" [28].

    Deux autres noms ont été considérés, au cours des années, pour nommer la ville. Champlain lui-même envisagea, quelques années après la fondation, le nom de Ludovica, pour nommer la nouvelle cité en l’honneur du roi Louis XIII, souverain français à cette époque. Aussi, lors de la création de la confédération canadienne en 1867, on considéra de revenir au nom amérindien, sous la forme de Stadacona, afin d’éviter toute ambiguïté avec le nom de la nouvelle province[11].

    Premières orthographes : Quebecq (Levasseur, 1601); Kébec (Lescarbot, 1609), Quebec (Champlain, 1613). Similairement, le gentilé a, historiquement, pris diverses formes : Kébécois (1935), Québeccois (1835), Quebecois (1754), Québecois (1775), Québecquois (1825), Québécuois (1910), Quebequois (1754), Québéquois, et même Stadaconien, qui renvoie au nom amérindien de Québec, Stadaconé[12].

    [modifier] Préhistoire

    Le site de la ville de Québec, il y a 14 000 ans, était littéralement sous une calotte glacière. 2 000 ans plus tard, ce même site se retrouva submergé par l’eau, suite à la fonte des glaciers, qui formera la mer de Champlain, devenu avec le temps un simple fleuve. Seul les promontoires des arrondissements de Sainte-Foy--Sillery et de La Cité étaient visibles à ce moment-là. Ainsi, 6 000 ans plus tard, l’emplacement de Québec se montre fièrement[13].

    [modifier] Avant la fondation

    Jacques Cartier (portrait fictif datant du XIXe siècle) : on ignore son vrai visage

    Le premier français à avoir découvert le site de Québec est Jacques Cartier le 7 septembre 1535. Lui et ses hommes découvrirent un village nommé Stadaconé, et furent accueillis par Donnacona, le chef indien de ce village (que Cartier avait déjà rencontré lors de son premier voyage en 1534). Malgré cet accueil chaleureux et l'interdiction de Donnacona, Cartier décida après deux jours de continuer son chemin sur le fleuve, où finalement, le scorbut emportera son équipe et décida de retourner à Stadaconé.

    À son retour, il constate que des hommes sont en train de construire un fort, à Sainte-Croix, lieu actuel près des ponts de Québec et Pierre-Laporte.

    Les relations se sont un peu tendues avec les Amérindiens. Ils affrontent aussi la rigueur de l’hiver québécois. En effet, 110 des 145 hommes de Cartier contractèrent le scorbut mais finalement il découvre un remède pour les sauver : une infusion faite d’annedda (cèdre blanc), mais 25 hommes mourront quand même.

    Une fois le printemps revenu, Cartier se sent prêt à revenir en France tout en renforçant sa position dans la vallée du Saint-Laurent.

    Par contre, Agona, un Amérindien, aspire aux pouvoirs face à Donnacona. Cartier décidera de retourner en France avec ce dernier et ses enfants, pour les protéger, le 3 mai 1536 en promettant de revenir d’ici un an. Il abandonnera son bateau, la Petite-Hermine, faute d’hommes. Il quittera avec une dizaine d’Iroquois et 4 enfants qui lui ont été donnés à l’automne précèdent. Il arrivera à Saint-Malo, en France, le 16 juillet 1536.

    Le 23 août 1541, Jacques Cartier est de retour à Québec pour s’y réinstaller. En effet, il construira un nouveau bâtiment à l’embouchure de la rivière Cap-Rouge, qu’il nommera Charlesbourg-Royal, puisque l’ancienne, à Sainte-Croix, n’était plus sûre. Le chef de Stadaconé est maintenant Achelacy. Cartier lui confiera ses enfants pour qu’ils puissent apprendre la langue iroquoise.

    Quelque temps plus tard, Jacques Cartier et ses hommes découvrirent des petites pierres blanches qu’ils croient être des diamants, sur l’actuel site Cap-aux-Diamants. Mais en réalité, ce n’est que du quartz.

    Durant l’hiver 1541-1542, une nouvelle vague de scorbut frappa son équipe, en plus les Iroquois assassinent des membres de l’équipe de Cartier, ce qui en résulte la mort de 35 personnes. Cartier décida de retourner en France à nouveau[14].

    [modifier] De Stadaconé à James Wolfe

    Québec en 1700
    Québec après les bombardements anglais de 1760

    La ville de Québec a officiellement été fondée par Samuel de Champlain le 3 juillet 1608, sous l’aile de Pierre Dugua de Mons, sur un site situé à proximité d’un ancien village iroquoien autrefois appelé Stadaconé dont le chef était Donnacona. L’emplacement, connu aujourd’hui sous le nom de place Royale, devient le berceau de la francophonie en Amérique du Nord. À l’aube du XVIIe siècle, le site actuel de la ville de Québec n’était alors plus visité que par quelques nomades algonquins. Puisque c’est là où le fleuve rétrécit, le lieu semblait propice à l’établissement d’une colonie permanente.

    Après la tentative manquée de l’amiral William Phips de prendre Québec en 1690, le gouverneur Frontenac fit ériger des remparts à l’ouest de la ville. Une cinquantaine d’années plus tard, sous la menace d’une nouvelle guerre avec les Anglais, on édifia d’autres remparts un peu plus à l’ouest.

    À la fin du Régime français, le territoire de l’actuelle ville de Québec est contrasté. Bois, villages, champs en culture et pâturages entourent la ville de 8 000 habitants. Celle-ci se démarque par son architecture monumentale, ses fortifications, ses rues boueuses et insalubres, ses riches maisons de maçonnerie et ses bicoques des faubourgs Saint-Jean et Saint-Roch. Malgré son urbanité et son statut de capitale, Québec reste une petite ville coloniale étroitement liée à l’arrière-pays. Les habitants viennent s’y procurer des marchandises de France et vendre leurs surplus agricoles et du bois de chauffage aux deux marchés de la ville.

    En 1759, le siège de Québec, puis la bataille des Plaines d’Abraham livrèrent la capitale de la Nouvelle-France aux troupes britanniques et furent un événement majeur de la guerre de Sept Ans. La ville en ressort dévastée.

    [modifier] Régime britannique

    En avril 1760, le maréchal de Lévis remporte la bataille de Sainte-Foy. Cependant, l’arrivée de renforts britanniques oblige l’armée française à se replier vers Ville-Marie, qui capitule à son tour, en septembre 1760. Trois ans plus tard, la plupart des possessions françaises d’Amérique du Nord sont cédées à la Grande-Bretagne. L’ancienne capitale de la Nouvelle-France devient celle de la « Province of Quebec ».

    En 1775, à la suite du deuxième congrès continental, avant la révolution américaine, la garnison britannique de la ville de Québec est attaquée sans succès par les troupes américaines de Benedict Arnold lors de la Bataille de Québec (1775). Le général américain Richard Montgomery y trouvera la mort. Quant au major general britannique Isaac Brock, il fortifiera la ville en renforçant ses murs et en élevant une batterie d’artillerie juste avant la guerre de 1812.

    Tout au long des XIXe et XXe siècles, la ville de Québec fut la principale destination d’un nombre croissant d’immigrants, qui quittèrent annuellement les îles Britanniques pour venir s’établir en Amérique du Nord, en raison de sa situation sur le fleuve Saint-Laurent, principale voie navigable en Amérique du Nord. Ainsi, vers les années 1830, la ville de Québec accueillit une moyenne annuelle de 30 000 nouveaux immigrants, dont les deux tiers furent des Irlandais[15].

    Québec a été la capitale du Canada de 1859 à 1865, l’avant-dernière ville à l’être avant son transfert définitif vers Ottawa. La « Conférence de Québec » de 1864 sur la Fédération canadienne y a été tenue.

    [modifier] XXe et XXIe siècles

    Carte du centre-ville de Québec en 1906

    En 1917, la construction du pont de Québec, reliant Québec sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent à Lévis sur la rive sud, est achevée. Il est, depuis ce jour, le plus long pont à structure cantilever au monde. Pendant sa construction, deux effondrements de la partie centrale du pont coûteront la vie à plus de 80 ouvriers.

    En 1920, le Royal 22e Régiment emménage à la Citadelle. Pour la première fois depuis 1759, des troupes francophones assument la garde du Gibraltar d’Amérique.

    Lors de la Seconde Guerre mondiale, deux conférences inter-alliées furent tenues à Québec. La première rassembla en 1943 Franklin Delano Roosevelt, président des États-Unis ; Winston Churchill, premier ministre britannique ; William Lyon Mackenzie King, premier ministre du Canada et T.V. Soong, ministre des affaires étrangères de la Chine. La seconde fut tenue en 1944 et Churchill ainsi que Roosevelt y participèrent. Elles furent tenues à la Citadelle de Québec et au Château Frontenac.

    L’arrondissement historique de Québec, le Vieux-Québec, est classé patrimoine mondial par l’UNESCO en 1985. Québec demeure la seule ville en Amérique du Nord à avoir conservé ses remparts qui regroupent de nombreux bastions, portes et ouvrages défensifs ceinturant toujours le Vieux-Québec. La Haute-Ville, située au sommet de la falaise, centre social et administratif, avec ses églises, ses couvents et autres monuments comme la redoute Dauphine, la Citadelle et le Château Frontenac, et la Basse-Ville, avec ses quartiers anciens, forment un ensemble urbain qui est un des meilleurs exemples de ville coloniale fortifiée.

    En 1997, le Gouvernement du Québec décide de créer un organisme d’État, la Commission de la capitale nationale du Québec, ayant comme but d’embellir la capitale, conseiller et promouvoir cette dernière.

    En avril 2001, Québec fut l’hôte du Sommet des Amériques pour discuter de l’accord de libre-échange des Amériques (ZLEA). La conférence fut marquée par des affrontements importants entre les forces policières et des groupes altermondialistes ainsi que par la décision de murer une partie de la ville autour des lieux de la conférence pour des raisons de sécurité.

    [modifier] De capitale à chef-lieu

    Québec, depuis les débuts de son existence, a été la capitale ou le chef-lieu d’un ensemble de territoires désignés :

    Aujourd’hui, elle est toujours la capitale nationale du Québec. Elle est le chef-lieu de l’agglomération de Québec, de la Communauté métropolitaine de Québec et de la région administrative de la Capitale-Nationale. Elle est aussi la principale agglomération de l’est du Québec.

    [modifier] Géographie

    Arrondissements de Québec et municipalités limitrophes.

    [modifier] Découpage territorial

    Québec est divisé en huit arrondissements

    Ces arrondissements sont à leur tour subdivisés en quartiers.

    [modifier] Québec, côte à côte

    La topographie particulière de la ville, constituée d’une part de la falaise ceinturant le plateau La Cité–Sainte-Foy–Sillery et d’autre part du coteau de Beauport, a fortement influencé l’occupation du territoire.

    Le plateau Québec–Sainte-Foy et le coteau ont connu des développements successifs très diversifiés depuis le début de la colonisation jusqu’aux temps récents. Sur le plateau, la succession des quartiers depuis le Vieux-Québec vers l’ouest traduit non seulement des époques d’urbanisation différentes, mais permet aussi de comprendre la constitution progressive de la Haute-Ville. Cette dénomination trouve toute sa force et sa signification par opposition à la Basse-Ville, qui s’est développée au pied de la falaise nord et au contact direct du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Saint-Charles.

    La démarcation entre la haute-ville et la basse-ville fut de tout temps aussi sociologique que topographique, le plateau accueillant les familles les plus riches (mis à part le quartier ouvrier de St-Jean-Baptiste) alors que les classes laborieuses et défavorisées habitaient principalement le bas de la ville, tant du côté sud (Cap-blanc) que du côté nord (St-Roch, St-Sauveur et Limoilou).

    [modifier] Cours d’eau

    La rivière Saint-Charles à Québec

    Plusieurs cours d’eau touchent le territoire de Québec. La vie de la ville a été en premier lieu façonnée par la présence du fleuve Saint-Laurent, particulièrement au niveau économique puisqu’il permettait l’établissement d’un port commercial et touristique important. L’aménagement des berges du fleuve pour y permettre un accès et un usage récréotouristique aux citoyens fait l’objet d’investissements majeurs et doit être complété pour le 400e anniversaire de la ville en 2008.

    L’origine historique de la ville de Québec se situe au confluent du fleuve et de la rivière Saint-Charles, dont le bassin hydrographique couvre une bonne partie du territoire. Le bassin versant de la rivière Saint-Charles est d’ailleurs le plus densément peuplé au Québec. De nombreux autres ruisseaux, petits lacs et rivières complètent l’irrigation de la ville, dont les trois plus importantes sont la rivière Beauport, la rivière du Cap-Rouge et la rivière Montmorency. Cette dernière forme les chutes Montmorency, les plus importantes chutes québécoises, juste avant son embouchure dans le fleuve.

    [modifier] Parcs et jardins

    Icône de détail Article détaillé : Parcs et jardins de Québec.
    Vue panoramique du centre-ville de Québec, depuis le parc Cartier-Brébeuf et la rivière Saint-Charles

    Québec possède de nombreux parcs et jardins sur son territoire. Il en existe plus d’une centaine, entre autres, les Plaines d’Abraham, le Bois-de-Coulonge, les berges de la rivière Saint-Charles, le parc de la Chute-Montmorency, et la Promenade Samuel-De Champlain sur les rives du fleuve Saint-Laurent inaugurée en juin 2008. Elle est le don du Gouvernement du Québec à sa Capitale-Nationale pour son 400e anniversaire de fondation.

    [modifier] Démographie et population

    La communauté métropolitaine de Québec comptait, en 2006, environ 720 000 habitants.

    1931 1941 1951 1961 1971 1981 1991 2001 2006
    131 000 151 000 289 000 379 000 481 000 576 000 646 000 683 000 720 000[16]
    Vue satellite : Québec sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, Lévis sur la rive sud et la pointe ouest de l’Île d’Orléans

    Les renseignements démographiques suivants sont les plus récents disponibles auprès de l’Institut de la statistique du Québec.

    • Population totale (2004) : 528 595 hab.
      • 0-14 ans : 74 959 hab.
      • 15-24 ans : 69 449 hab.
      • 25-44 ans : 153 297 hab.
      • 45-64 ans : 152 871 hab.
      • 65 ans et plus : 78 019 hab.
    • Perspectives démographiques (variation 2026/2001) : 3,9 %
    • Nombre de travailleurs de 25-64 ans (2003) : 221 130
    • Revenu d’emploi moyen des travailleurs de 25-64 ans (2003) : 39 514 $
    • Taux d’assistance-emploi (2007) : 4,8 %

    L’information suivante est la plus récente disponible auprès de Statistique Canada et provient de données du dernier recensement en 2006 à Québec. Le prochain recensement aura lieu en 2010.

    La population de Québec a constamment changé depuis des années. Lors des derniers recensements (2006), les habitants se définissaient eux-mêmes comme non-immigrants à 95 % (22 775 membres de minorités visibles sur 516 015 répondants), de langue maternelle française à moins de 96 % (498 645 sur 516 010 répondants). De plus, la proportion d’immigrants est la deuxième plus élevé au Québec[17],[18].

    Québec est considéré comme une ville sécuritaire; il s'y commet en moyenne six meurtres par année, une moyenne inférieure à celle des autres villes canadiennes de population comparable[19]. Alors que les années 1990 voient un pic d'occurences de meurtres causé par les affrontements entre bandes de « motards criminalisés » au Québec, en 2007, aucun homicide n'est enregistré sur le territoire de la ville[19].

    [modifier] Climat

    Hiver québécois

    Le climat de Québec est de type tempéré où les deux extrêmes se côtoient. Ainsi, l'hiver, on peut ressentir des températures sous les -30°C (parfois -40°C) et l'été +30°C. De plus, le facteur d'humidité est très important car en hiver comme en été, cela peut faire une différence d'une dizaine de degrés. Par exemple, en été, il peut faire jusqu'à 35°C avec l'humidité.

    En automne, les précipitations sont abondantes et le changement de saison vers l'hiver dévoile un spectacle fascinant de changement de couleurs des feuilles des arbres car les heures d'ensoleillement vont en régressant, passant de 16 heures à 8 heures d'exposition au soleil et au refroidissement de la température. Au printemps, c'est l'effet inverse, les journées rallongent, et la vie renaît à nouveau.

    Il arrive fréquemment que les premières neiges arrivent dès le mois d'octobre à Québec mais celle-ci commence en général plus à rester au sol en novembre. Elle reste la plupart du temps jusqu'aux premières journées chaudes du mois de mai, créant parfois des débordements de rivières et des inondations.

    Avec les changements climatiques, la météo de Québec n'est pas en reste. En été, les journées sont de plus en plus chaudes et humides, ce qui occasionne quelquefois des orages violents. Pour l'hiver 2006-2007, Québec n'a reçu de la neige qu'à la mi-janvier alors que normalement ces précipitations commencent en octobre, avec des températures au-dessus de zéro. Par contre, l'hiver 2007-2008 a vu l'augmentation de tempêtes de neige violentes et a fracassé le record de précipitations de neige, avec plus de 550 cm de neige reçue et 15 tempêtes de neiges [20].

      Relevé météorologique de Québec - Aéroport international Jean-Lesage
    Mois Jan Fév Mar Avr Mai Jui Jul Aou Sep Oct Nov Déc
    Record de chaleur(°C) 10 11.7 17.8 29.9 33 33.9 35.6 34.4 33.9 28.3 20 13.9
    Température maximale (°C) -7.9 -6.9 0.1 7.6 17.1 22.2 25 23.4 17.7 10.7 2.9 -4.8
    Température moyenne (°C) -12.8 -11.1 -4.6 3.3 11.2 16.5 19.2 17.9 12.5 6.2 -0.7 -9.1
    Température minimale (°C) -17.6 -16 -9.4 -1.3 5.3 10.6 13.4 12.4 7.2 1.7 -4.3 -13.4
    Record de froid (°C) -35.4 -36.1 -30 -18.9 -7.8 -0.6 3.9 2.2 -4.8 -10 -24 -32.3
    Hauteur de pluie (mm) 89.8 70.6 90.3 81.2 106.1 114.2 127.8 116.7 125.5 101.7 102 104.4
    Source : Environnement Canada[21]


    [modifier] Transports

    Carte des accès routiers de Québec

    [modifier] Transport en commun

    Icône de détail Article détaillé : Réseau de transport de la Capitale.

    Le Réseau de transport de la Capitale est l'organisme qui est en charge du transport en commun de l'agglomération de Québec. Il offre plus d'une centaine de parcours, transigeant par 8 terminus centraux, avec plus de 500 autobus, dont 8 électriques pour desservir le quartier du Vieux-Québec, en haute-ville. Il est le deuxième réseau de transport en commun en importance au Québec.

    Plusieurs projets animent le réseau, dont l'ajout de la carte à puce comme perception monétaire à l'automne 2008 et la mise en place progressive de 62 d'autobus accordéon sur les parcours à haute fréquence qui s'étalera jusqu'en 2011.

    Le RTC possède le plus grand garage d'autobus en Amérique du Nord.

    [modifier] Train

    Québec fait parti du corridor Québec-Windsor du service de train assuré par Via Rail, une société du gouvernement fédéral. La Gare du Palais sert de terminus central et est présentée comme une œuvre architecturale.

    De plus, un projet de train rapide entre Québec et Windsor en Ontario, passant par Montréal et Toronto, est actuellement à l'étude. Les premiers ministres des provinces concernées, Jean Charest et Dalton McGuinty, ont allongé chacun la somme de 1 million de dollars afin de financer cette étude. Si les délais sont respectés, les résultats seront publiés en janvier 2009.

    [modifier] Aéroport international

    Icône de détail Article détaillé : Aéroport international Jean-Lesage.

    La ville de Québec est desservie par l’aéroport international Jean-Lesage, nommé en l'honneur de l'ancien Premier Ministre du Québec, Jean Lesage. Les compagnies aériennes telles que Westjet, Air Canada Jazz, Porter Airlines, United Airlines, Continental Airlines et Corsair y sont présentes. Cet aéroport sert également de base pour les avions-ambulances qui desservent l'Est et le Nord du Québec.

    L'aérogare a subi des transformations majeures, grâce aux subventions de 65 millions $ accordées en 2006. Depuis, de nombreuses liaisons et de nouvelles compagnies aériennes se sont ajoutées. En 2008, l'aéroport a atteint le cap du million de passagers.

    [modifier] Port de Québec

    Le Port de Québec au XIXe siècle.
    Icône de détail Article détaillé : Port de Québec.

    Le port de Québec est l'un des plus importants du Canada, pour ses nombreuses croisières qui y accostent et le transport de produits finis et en vrac. Environs 1,5 millions de passagers, incluant les membres d'équipage, transitent par le port. Aussi, ce dernier possède des installations à vocation de divertissement, telles que la salle de spectacle en plein air, l'Agora de Québec, et la Baie de Beauport. Il est le troisième port le plus sollicité au Canada après ceux de Vancouver, en Colombie-Britannique et de Saint-Jean, à Terre-Neuve-et-Labrador[22].

    [modifier] Organisation administrative

    [modifier] Municipale

    Icône de détail Article détaillé : Politique de la Ville de Québec.

    Le maire de Québec est Régis Labeaume, du parti politique Équipe Labeaume. Il est en poste depuis le 8 décembre 2007.

    Quant au chef du Renouveau municipal de Québec, par